Le Syndicat Libre et la Confédération Unitaire

Le Syndicat Libre et la Confédération Unitaire

La confédération unitaire (des cabaretiers, roublards et souteneurs) et le syndicat libre (des bandits de grands chemins et coupe-jarrets) sont les deux organisations clandestines les plus influentes et les plus représentées sur le territoire des républiques de Technomagie.

Même si leur fonctionnement ne semble pas officiellement codifié, leurs existences, structures, et modes opératoires sont, à minima, au moins légèrement familier pour ceux qui ont eu à voyager dans les républiques de Technomagie.

1 La confédération unitaire

La confédération unitaire des cabaretiers, roublards et souteneurs est une sorte de guilde semi-clandestine rassemblant des propriétaires d’auberges, tavernes et tripots louche ainsi que des escrocs, voleurs à la tire et cambrioleurs chevronnés. C’est une organisation avec une structure hiérarchique assez formalisée même si la direction réelle de la confédération reste assez dissimulée.

1.1 Activités et impact

- Activités

Les activités de la confédération unitaire sont un mélange confus entre activités légales et actions clandestines. Présentée parfois comme une honnête guilde d’aubergistes, elle est au moins autant un rassemblement d’escrocs de toute sortes et de voleurs.

Parmi les membres de la confédération on retrouve donc :

  • Des tenancier d’auberges et autres lieux louche prêt à accueillir (et/ou rançonner) le voyageur.
  • Des marchands véreux toujours prêt à proposer toute sorte de services (lettre de change, transferts d’argent, prêt financier, assurance et usure) et de jeu d’argent.
  • Des collecteurs de dettes professionnels, associant souvent cette activité à celles de voleurs, cambrioleurs et assassins.

Une bonne partie des membres de la confédération pratique plusieurs de ces activités à la fois, entretenant le flou et la confusion des genres.

- Localisation

La confédération unitaire est présente à peu près partout dans les républiques. Elle est surtout représentée dans les villes car les auberges et activités financières y sont plus fréquentes. La confédération tient également des points clefs comme les relais de voyageurs et postes frontières.

Au sein des républiques, la confédération est légèrement moins présente sur le territoire d’Exaticosten, en raison de conflits réguliers avec les Monte-en-l’air d’Exaticosten.

1.2 Organisation

- Chapitre et Grand Livre

La confédération est organisée en cercles concentriques appelés Chapitres qui sont des regroupements locaux et régionaux.

L’organisation des chapitres suit globalement l’organisation des républiques (par république, ville, quartier…) mais avec parfois des spécificités (par exemple à Anima il semble que le chapitre du Faubourg de la Lanterne soit indépendant, voire même considéré comme supérieur au chapitre de la ville d’Anima).

La direction de l’organisation est censée se trouver au sommet de cette pyramide, dans une organisation appelée « Le Grand Livre ». Cette organisation est entourée d’un certain mystère et certains postulent qu’il n’existe pas vraiment une seule confédération unitaire mais des déclinaisons au niveau des différentes républiques, articulées par un ensemble d’accords complexes.

- Dettes et Rackets

Si la confédération unitaire est théoriquement organisée en Chapitre, ce qui la structure réellement sont les dettes et dépendance de crédit entre les membres de la confédération. Il semble d’ailleurs que les pouvoirs réels des chapitres soient assez limités et se limite à des assemblées de dialogue et de consultation.

Cette organisation prend la forme de reconnaissances de dettes, les lettres de crédits qui lient les membres de la confédération entre eux et les relient à l’organisation.

L’appartenance à la confédération se mesure d’ailleurs à l’engagement par des lettres de crédits auprès d’autres membres, au paiements d’intérêts. De même la hiérarchie de la confédération semble plus liée à la capacité à émettre des lettres de crédits qu’à la complexe hiérarchie des chapitres.

Une des pratiques classiques de recrutement dans la confédération consiste d’ailleurs à mettre à sac un établissement avant de contacter le propriétaire pour lui proposer la protection de la confédération ainsi qu’un opportun prêt financier permettant de réparer les dégâts et de relancer son activité.

2 Le Syndicat Libre

Le syndicat libre des bandits de grands chemins et coupe-jarrets est une des guildes de bandit la plus puissante du territoire des République de Technomagie. Sous son nom se fédère un grand nombre de guildes de bandits locales. Si elle n’est pas structurée de façon très rigide, elle a néanmoins une grande emprise sur les républiques et un pouvoir important.

2.1 Activités et impact

- Activités

Plus qu’une guilde unifiée, le Syndicat Libre est une fédération hétéroclite, rassemblant diverses organisations locales de toutes tailles mais aussi des individus isolés qui se réclament du syndicat. Le Syndicat est essentiellement constitué de bandits de grands chemins qui arrêtent et détroussent les voyageurs.

On trouve également parmi les membres du Syndicat toute sorte d’individus peu recommandables : cambrioleurs, rançonneurs et kidnappeurs, contrebandiers, assassins professionnels… la plupart exercent ces activités en complément ou en marge des attaques de voyageurs, mais certains en ont aussi fait leur spécialité à part entière.

- Localisation

Les bandits membre du syndicat libre sont le plus souvent des groupes itinérants, présent fréquemment sur les grandes routes commerciales (leur terrain de chasse favori). Leurs repaires se situent en revanche généralement dans des lieux isolés : forêts, grottes, collines et montagnes.

Si on peut rencontrer des membres du syndicat un peu partout sur le territoire des républiques, ils sont généralement un peu plus rares sur les routes les plus septentrionales ou ils rentrent en concurrence directe avec les tribus Orcs descendues des Montagnes Noires.

On trouve également certaines de leurs bases arrières dans les bas quartiers des villes et les auberges de voyageurs, même s’ils sont ordinairement moins présents dans les villes.

- Bénéfice du Syndicat pour ses membre

La cotisation au syndicat ouvre le droit à un certain nombre d’avantage pour les bandits qui y souscrivent.

  • Tout d’abord c’est souvent une garantie de sécurité et respectabilité locale
  • Le statut de membre du syndicat permet également de faciliter les rapports entre les différents groupes de bandits et de trancher les disputes.
  • Le syndicat est connu pour être un bon réseau d’information permettant de préparer des opérations juteuses.
  • Enfin le statut de membre du syndicat permet de voyager dans une relative sécurité sur les routes des Républiques.

2.2 Organisation

- Les Collecteurs

Les collecteurs forment la colonne verticale du Syndicat, assurant tant bien que mal sa cohérence et sa cohésion. Face à la foule d’individus louches et d’organisations peu recommandables se réclamant du Syndicat ils ont la lourde tâche d’apporter un semblant d’ordre et de structure.

Les collecteurs sont habituellement identifié par un anneau de métal noir porté sur l’un des doigts de la main gauche. Ils sont le plus souvent attaché à un territoire spécifique, ou parfois à un groupe de bandit itinérant.

Les collecteurs sont généralement des bandits expérimentés, il s’agit souvent, mais pas systématiquement, de chefs de bande. Une excellente mémoire est un prérequis important pour être collecteur, mais le plus important est une réputation d’intransigeance et de cruauté. Ils sont d’ailleurs redoutés aussi bien par les voyageurs que par les bandits eux même.

- Missions des collecteur

Leur principale mission est la collecte de la cotisation annuelle des membres du Syndicat. Mais ils ont également en charge la liaison entre les différents membres (ou groupes de membre du syndicat). Enfin ils sont la principale autorité à même d’affirmer qu’un individu se réclamant du syndicat est bien membre, à jour de ses cotisations, ou dans le cas contraire de lui infliger les punitions d’usages.

Théoriquement les collecteurs ne doivent s’appuyer que sur leur seule mémoire pour décider si un individu est bien un membre du Syndicat. On a cependant vu certains collecteurs user de solutions alternatives diverses tels des anneaux de cuir frappé d’un sceau distinctif et distribué au membres, ou des tatouages ou scarifications et parfois même des registres écrits (une pratique considérée comme particulièrement déshonorante par les membres du syndicat).

Dans le cas où un collecteur doit décider si un individu étranger à son domaine est bien membre du Syndicat, il procède à un interrogatoire détaillé. Il cherchera alors habituellement à identifier à quel collecteur le membre paye sa cotisation et surtout à vérifier qu’il ne pratique pas d’activité honnête. En cas de doute le prétendu membre peut être convié à passer plusieurs jours avec les bandits en tant qu’« invité », le temps d’établir la liaison avec son collecteur de référence.

Il arrive en effet parfois que des voyageurs, voire même des marchands, essaye de se faire passer pour membres. Les punitions réservées pour ceux qui sont découvert sont particulièrement infamantes et douloureuses et impliquent des mutilations diverses.

- Le Secrétariat

Le Secrétariat est l’instance dirigeante du Syndicat. Il s’agit d’un conseil qui se réunit approximativement une fois tous les ans et qui rassemble une vingtaine de collecteurs désignés par leurs pairs. Le secrétariat a pour charge d’introniser les nouveaux collecteurs, de définir le territoire de chacun et de résoudre les disputes.

Une des fonctions du Syndicat est en effet de résoudre les conflits entre les différentes bandes de coupe-jarrets qui parcours les routes des Républiques. Dispute territoriales, partage de butin, conflits entre chefs de bandes, les occasions d’accrochages sont nombreuses. Si la plupart des conflits mineurs sont résolu rapidement par la violence, le Syndicat offre une alternative pacifique pour sortir d’une impasse lorsque les différentes parties sont de forces équivalentes.

Les disputes mineures pourront ainsi être tranchée directement par un collecteur, tandis que les conflits plus important entre bandes rivales trouveront une solution auprès du Secrétariat. Il va de soi que le syndicat se rémunère au passage pour son travail de médiation, souvent au dépend des deux parties.

3 Relations entre les organisation clandestines

Les deux principales organisations clandestines des républiques entretiennent des relations ambiguës et complexes.

3.1 Des cultures différentes

Si elles pratiquent toutes deux des activités illégales, les deux organisations ont des cultures assez différentes.

D’un côté la confédération unitaire se concentre dans les milieux urbains, rassemblant des propriétaires d’établissements et des escrocs en tout genre, souvent en connivence avec les autorités et pouvoirs politiques.

De l’autre les guildes de bandits du Syndicat sont beaucoup plus actives dans les campagnes et sur les routes et dans une opposition plus frontale aux forces de l’ordre. Elles rassemblent également bien souvent des individus d’origine bien plus modeste que les riches aubergistes de la confédération.

Le syndicat fait souvent valoir sa prétendue antériorité (remontant à l’époque des Compagnies Franches) et sa pureté. Tandis que les membres de la confédération dénigrent la vie faite d’inconfort et d’incertain des bandits de grand chemin, qui finissent souvent au bout d’une corde.

3.2 Clientèle commune, intérêts divergents

Malgré ces divergences culturelles les deux organisations partagent pourtant une « clientèle » commune puisque toutes deux s’appuient sur le fait de détrousser les voyageurs comme principale ressource financière. Une concurrence s’établie donc entre deux visions : détrousser les voyageurs en chemin où les plumer une fois qu’ils ont atteint la ville.

Ces intérêts divergents peuvent entraîner une certaine compétition et des accrochages entre les membres des deux organisations. Si les deux organisations sont à la fois trop puissantes et trop peu structurées pour qu’il puisse y avoir une guerre ouverte entre elle, on assiste parfois à des conflits à l’échelle locale. Ceux-ci consistent en des jeux d’actions violentes et de vendetta entre bandes rivales du Syndicat et de la Confédération.

3.3 Coopération et interconnexions

Malgré ces accrochages occasionnels, des coopérations peuvent également exister entre les membres des deux organisations. Certaines grosses opérations nécessitent en effet les compétences particulière et la participation des deux types de malandrins.

D’autre part, de par la différence d’origine de leur membres, des relations complexes s’établissent parfois. Il n’est ainsi pas rare qu’un tenancier d’auberge ait une ligne de crédit ouvert auprès de la confédération tandis que le chef des hommes de mains qu’il paie pour maintenir l’ordre dans son auberge sera membre du Syndicat, complétant son salaire par des attaques occasionnelles en forêt.

3.4 Relations a d’autres associations

Enfin, même si ces deux organisations et leurs différentes ramifications sont les plus majoritaires sur le territoire des républiques, il faut tenir compte à la fois de la complexité des relations locales (chacune des deux organisations n’étant pas un tout unifié, mais un assemblage complexe d’organisations locales et d’individu) et des relations avec les autres associations indépendantes.

On trouve en effet encore des guildes ou groupements locaux n’ayant pas d’allégeance claire ni à l’une ni à l’autre des organisations. Cela peut être due à des conflits locaux (groupes de bandits en compétition directe avec une guilde membre du syndicat), à des questions de taille d’organisation (petit groupe local isolés), ou à des liens avec d’autres formes d’organisations concurrentes (tribus orcs, monte-en-l’air d’Exaticosten…).

Note: ceux qui s’intéresseront aux organisations clandestines présente sur le territoire des républiques entendront parfois parler d’une prétendue guilde d’assassin aux pratiques occultes qui chapeauterait les deux principales organisations clandestines.
Aucun élément ne permet d’accorder du crédit à cette hypothèse d’une coordination secrète entre le syndicat et la confédération (et d’ordinaire je ne propage pas ici ce genre de rumeurs fantaisistes aux explications simplistes).
Cependant il semble possible qu’il existe bel et bien une troisième organisation clandestine, active à l’échelle des républiques, affilié ni au Syndicat ni à la Confédération et composé essentiellement d’assassins. Si elle existe, cette organisation est particulièrement discrète.